À Nancy, à Strasbourg, à Lille, à Liège ou à Fribourg, le 6 décembre est une vraie fête d’enfants : chaussures devant la cheminée, carotte pour l’âne, pain d’épices au réveil. À Toulouse ou à Nantes, beaucoup de familles ne connaissent saint Nicolas que de nom, éclipsé par le Père Noël. Dans les deux cas, la même question finit par tomber à table : « Il a existé pour de vrai, saint Nicolas ? » Pour un parent catholique, la réponse est simple : oui. Le plus délicat, c’est de démêler ce que l’on sait, ce que raconte la tradition et ce qu’ont ajouté un poème américain et deux siècles de vitrines.
Dans ce texte, histoire signale un fait appuyé sur un document ou sur l’avis concordant des historiens, tradition un récit transmis au fil des siècles, Écriture un passage de la Bible.
Qui était vraiment saint Nicolas ?
Nicolas était évêque de Myre, en Lycie, sur la côte sud de l’actuelle Turquie, au IVe siècle. C’est à peu près tout ce qui est certain, et le Martyrologe romain lui-même n’en dit pas davantage à la date du 6 décembre : Nicolas, évêque de Myre en Lycie, connu pour sa sainteté et son intercession (Martyrologe romain). La vieille Catholic Encyclopedia le dit sans détour : il n’y a « presque rien d’historiquement certain à son sujet, sinon qu’il fut évêque de Myre au IVe siècle » (newadvent.org). histoire
Même la date de sa mort hésite. Le jour, le 6 décembre, ne varie pas : c’est celui de sa fête. L’année, si. La tradition retient 343 : c’est l’année que donne la Légende dorée de Jacques de Voragine (Universalis), et celle que reprend Vatican News (Vatican News). La Catholic Encyclopedia, elle, donne 345 ou 352. Si votre enfant lit 343 dans un livre et 345 dans un autre, aucun des deux ne ment. Personne ne le sait. tradition
Pourquoi si peu de certitudes ? Nicolas n’a laissé aucun écrit, et aucun chroniqueur de son temps ne parle de lui. Son culte est bien établi au VIe siècle ; vers 583, Eustrate de Constantinople cite une Vie aujourd’hui perdue. La plus ancienne Vie complète qui nous soit parvenue, celle de Michel l’Archimandrite, date du début du IXe siècle, environ cinq cents ans après sa mort (Wikipedia). histoire Pour donner l’échelle à un collégien : c’est comme si la première biographie de Jeanne d’Arc avait été écrite dans les années 1930.
On lit souvent qu’il siégeait au concile de Nicée, en 325. La Catholic Encyclopedia en doutait : son nom, écrivait-elle, ne figure sur aucune des anciennes listes d’évêques présents (newadvent.org). Le St. Nicholas Center répond qu’il apparaît sur la plus ancienne liste grecque et sur cinq autres (St. Nicholas Center). En fait, il n’est que sur les listes longues, pas sur les plus courtes, et ni Athanase ni Eusèbe, présents tous les deux, ne le mentionnent (Wikipedia). Quant à la fameuse gifle donnée à l’hérétique Arius, elle n’apparaît qu’au XIVe siècle, plus de mille ans après la mort de Nicolas. tradition
Histoire ou légende : le tableau à garder sous la main
| Ce qu’on raconte | Ce qu’on en sait | Repère |
|---|---|---|
| Évêque de Myre au IVe siècle | le seul point sur lequel tout le monde s’accorde | histoire |
| Mort un 6 décembre | le jour est celui de la fête, retenu de longue date ; l’année hésite entre 343, 345 et 352 | tradition |
| Présent au concile de Nicée (325) | sur certaines listes longues seulement ; Athanase et Eusèbe n’en disent rien | discuté |
| La gifle à Arius | première trace au XIVe siècle | tradition |
| Trois bourses d’or jetées la nuit pour trois jeunes filles sans dot | première trace dans la Vie de Michel l’Archimandrite, au IXe siècle | tradition |
| Les trois petits enfants et le boucher | ajout de la fin du Moyen Âge, absent des Vies anciennes | tradition |
| Reliques emportées de Myre à Bari | arrivée à Bari le 9 mai 1087 | histoire |
| Une phalange du saint à Saint-Nicolas-de-Port | rapportée à la fin du XIe siècle par Aubert de Varangéville ; la date de 1098 est celle de la tradition locale, gravée sur un reliquaire de la fin du XIXe siècle | tradition |
| Traîneau et huit rennes | poème anonyme publié à Troy (New York) le 23 décembre 1823 | histoire du texte |
La légende des trois jeunes filles est celle qui a le plus marqué nos fêtes. Un homme ruiné ne pouvait pas doter ses filles, et sans dot elles risquaient le pire. Nicolas lança de nuit, par la fenêtre, une bourse d’or, puis une deuxième. À la troisième, le père, qui guettait, le rattrapa ; Nicolas le supplia de garder le secret et de ne remercier que Dieu (St. Nicholas Center). tradition Dans certaines versions, l’or tombe dans un bas qui séchait près du feu, dans d’autres dans une chaussure : d’où nos souliers devant la cheminée.
Les trois petits enfants mis au saloir par un boucher, que les écoliers de Lorraine apprennent avec la vieille complainte, sont un ajout tardif. L’historien Adam C. English, cité par Wikipedia, y voit une addition de la fin du Moyen Âge, absente des premières Vies. tradition Aux 3–6 ans, inutile de détailler le saloir : « un méchant boucher avait enfermé trois enfants, et saint Nicolas les a sauvés » suffit largement.
Pourquoi la Saint-Nicolas est-elle si forte en Lorraine, et si discrète ailleurs ?
Parce que Nicolas est le patron de la Lorraine. Après la bataille de Nancy, en 1477, le duc René II en fit le patron du duché et ordonna la construction de la grande église de Saint-Nicolas-de-Port, aujourd’hui basilique (inventaire du patrimoine immatériel). histoire
Pourquoi Port ? Selon la tradition, un chevalier lorrain, Aubert de Varangéville, rapporta de Bari, vers la fin du XIe siècle, une phalange du saint (Atout France ; Ville de Nancy). La tradition locale précise 1098 : c’est la date gravée sur le bras-reliquaire de la basilique, une pièce de 1892-1894 qui garde la relique derrière une vitre (POP, ministère de la Culture). D’autres récits parlent de 1101 (Wikipedia). tradition La procession aux flambeaux qui s’y déroule aurait été instituée en 1240 par le sire de Réchicourt, ancien prisonnier en Terre sainte (culture.gouv.fr) tradition ; elle a lieu le samedi le plus proche du 6 décembre (Atout France). En 2026, c’est donc le samedi 5 décembre au soir, dans une nef éclairée seulement par les cierges des fidèles (Festival en France) ; l’horaire habituel est 20 h 30, mais le programme 2026 n’est pas encore publié : vérifiez auprès de la paroisse avant de partir.
À Nancy, le grand défilé passe depuis 2017 un samedi en fin d’après-midi et se termine place Stanislas ; près de 100 000 personnes y ont assisté cette année-là. La même fiche du ministère de la Culture cite l’Alsace, la Bourgogne-Franche-Comté et les Hauts-de-France parmi les régions où la fête est particulièrement vivante (culture.gouv.fr).
En Belgique, la nuit du 5 au 6 décembre, les enfants déposent des chaussons près de la cheminée, avec de l’eau et une carotte pour l’âne (Paris Match Belgique). En Suisse romande, la fête est surtout celle de Fribourg, dont Nicolas est le patron, et elle y attire jusqu’à 30 000 personnes (canton de Neuchâtel).
Si personne autour de vous ne fête le 6 décembre, rien d’anormal : c’est une fête régionale, et elle s’adopte très bien justement parce qu’elle est petite.
Reste le Père Fouettard. « Aux enfants pas sages, la tradition promet verges et martinet », note la fiche du ministère ; une légende messine le fait naître pendant le siège de Metz par Charles Quint, en 1552 (Ville de Nancy). tradition Personne n’est obligé de l’inviter à la maison. L’histoire de Nicolas est celle d’un don gratuit, fait en secret, pas d’une récompense à mériter. Le martinet peut rester au musée, et le cadeau ne pas dépendre d’un bulletin de conduite.
Saint Nicolas et le Père Noël : comment en parler sans mentir ?
Le Père Noël vient de Nicolas, par un détour américain. Le traîneau et les huit rennes viennent d’un poème publié sans signature le 23 décembre 1823 dans le Sentinel, un journal de Troy, dans l’État de New York. Clement Clarke Moore s’en est déclaré l’auteur treize ans plus tard, et beaucoup l’attribuent aujourd’hui à Henry Livingston. Dans le texte, Nicolas est « dressed all in fur, from his head to his foot », tout de fourrure de la tête aux pieds, sans un mot sur la couleur (poets.org). histoire
L’Église de France n’a pas toujours accueilli ce visiteur avec le sourire. Le 23 décembre 1951, le clergé de Dijon brûla une effigie du Père Noël sur le parvis de la cathédrale Saint-Bénigne, devant quelque 250 enfants, pour rappeler que Noël est l’anniversaire de la naissance du Christ ; l’année suivante, Claude Lévi-Strauss en tira son essai Le Père Noël supplicié (AFP via macommune.info). histoire On n’en demande pas tant. Il suffit de remettre chacun à sa place.
Le conseil publié par Edifa sur Aleteia tient en deux phrases. On peut jouer le jeu du Père Noël, mais « on ne doit jamais mentir à un enfant » : quand il demande sérieusement la vérité, « il mérite de la connaître ». Et surtout, « ne jamais parler sur le même registre du Père Noël et de Jésus », sous peine de voir l’enfant rejeter « l’Enfant de la crèche » avec le reste (Aleteia).
Concrètement, trois choses peuvent se dire à tout âge sans rien gâcher :
- Saint Nicolas a vraiment vécu. Il était évêque de Myre. histoire La tradition ajoute qu’il aidait les pauvres en cachette. tradition
- Il est auprès de Dieu, et on peut lui demander de prier pour nous. Le Catéchisme le dit simplement : dans sa prière, l’Église en chemin « est associée à celle des saints dont elle sollicite l’intercession » (CEC 2692).
- Les cadeaux sont posés par des gens qui veulent donner comme lui. En secret, selon la parole de Jésus : « que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret » (Mt 6, 3-4, AELF). Écriture
Les deux premières sont vraies à 4 ans comme à 40. La troisième, l’enfant la découvre le jour où il pose la question pour de bon, souvent après avoir mené sa petite enquête.
Que dire à votre enfant ? Des phrases prêtes
Pour les 3–6 ans
- « Saint Nicolas était un évêque. Il aidait les gens pauvres en cachette, pour qu’on ne lui dise pas merci. »
- « Maintenant, il est au ciel avec Jésus. On peut lui demander de prier pour nous. »
- « Le 6 décembre, on se fait des petites surprises en secret, comme lui. C’est le jeu de saint Nicolas. »
- S’il demande pour l’âne ou les rennes : « Ça, ce sont des histoires que les gens ont inventées pour la fête. Le vrai Nicolas était un évêque, pas un monsieur du pôle Nord. »
Pour les 7–12 ans
- « Nicolas a vécu au IVe siècle, dans l’actuelle Turquie. Une partie de ses reliques est à Bari, en Italie, et une phalange à Saint-Nicolas-de-Port, en Lorraine. »
- « Les bourses d’or et les trois petits enfants, ce sont des légendes. On ne sait pas si c’est arrivé comme ça, mais elles disent bien qui il était. »
- « Même sa date de mort, on ne la connaît pas avec certitude : 343, 345 ou 352. Les historiens avouent qu’ils ne savent pas, et c’est honnête. »
- S’il demande franchement « C’est vous qui mettez les cadeaux ? » : « Oui. On le fait au nom de saint Nicolas, parce qu’on veut donner comme lui : en secret, sans attendre de merci. Cette année, tu peux nous aider pour les plus petits. »
- Si un camarade a « vendu la mèche » : « Ton copain t’a dit la vérité sur les cadeaux. Mais saint Nicolas a vraiment existé et il est vraiment auprès de Dieu. Ça, personne ne peut te l’enlever. »
La dernière phrase compte le plus pour un enfant qui se sent trompé. Il ne perd pas saint Nicolas : il apprend qui il était vraiment.
Le 6 décembre 2026 à la maison
En 2026, le 6 décembre tombe un dimanche. Les chaussures sortent donc le samedi 5 au soir. À la messe, c’est le 2e dimanche de l’Avent (AELF) : ne vous attendez pas à entendre parler de saint Nicolas en chaire, et racontez-le plutôt sur le chemin de l’église.
La liste pour le samedi soir et le dimanche matin :
- les chaussures (ou les chaussons, en Belgique) cirées et posées devant la cheminée ou la porte ; le cirage fait partie de la fête
- une carotte et un peu d’eau pour l’âne, si c’est la coutume chez vous
- au réveil : une mandarine ou une orange, un pain d’épices, un petit cadeau, pas un gros (Noël est encore loin)
- aucune condition de « sagesse » attachée au cadeau
- au petit-déjeuner, la légende des trois bourses d’or, ou une devinette : « de l’or jeté par la fenêtre, la nuit, en cachette : qui a fait ça ? »
- un aîné prépare en secret une surprise pour un plus petit ou pour un grand-parent
- un objet ou une denrée pour la collecte de la paroisse ou du Secours catholique
- le soir, une prière courte : « Saint Nicolas, priez pour nous. »
Le 6 décembre ne concurrence pas l’Avent, il s’y glisse. Pour la suite du mois, voyez nos idées pour vivre l’Avent avec les enfants et préparer la couronne de l’Avent, et pour la nuit du 24, notre guide crèche et messe de minuit, où le Père Noël peut garder un coin de la fête, sans jamais prendre la place de l’Enfant de la crèche.
Mise à jour : octobre 2026. Dates et faits historiques selon les sources citées dans le texte.

Eryk Panter
Je fais HOSANNA! avec ma famille, à notre propre table. J’écris les règles, je fouille les sources et je travaille les images ; les enfants jouent d’abord et me disent franchement ce qui ne marche pas. J’écris ici ce que je cherchais en tant que papa : comment parler des saints avec les enfants, concrètement, avec des sources et sans enjoliver.
Questions fréquentes
Saint Nicolas a-t-il vraiment existé ?
Oui. Il fut évêque de Myre, en Lycie (sud de l’actuelle Turquie), au IVe siècle. La Catholic Encyclopedia note qu’en dehors de ce fait, presque rien n’est historiquement certain à son sujet. La plus ancienne Vie complète qui nous soit parvenue date du début du IXe siècle.
En quelle année est mort saint Nicolas ?
Un 6 décembre, mais l’année est discutée. La tradition retient 343, l’année de la Légende dorée, que reprend Vatican News ; la Catholic Encyclopedia donne 345 ou 352. Aucune source de son époque ne permet de trancher.
Saint Nicolas a-t-il giflé Arius au concile de Nicée ?
C’est une légende, et même sa présence au concile de Nicée (325) est discutée. Son nom figure sur certaines listes des participants, les plus longues, mais pas sur les plus courtes, et ni Athanase ni Eusèbe, pourtant présents, ne le mentionnent. L’épisode de la gifle n’apparaît qu’au XIVe siècle, plus de mille ans après sa mort.
Pourquoi fête-t-on saint Nicolas en Lorraine et pas partout en France ?
Parce qu’il est le patron de la Lorraine : le duc René II l’a choisi après la bataille de Nancy, en 1477, et a fait bâtir la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, qui garde une relique du saint. La fête est aussi très vivante en Alsace, dans le Nord, en Franche-Comté, en Belgique et à Fribourg, en Suisse. Ailleurs en France, le Père Noël l’a largement remplacée.
Qui est le Père Fouettard ?
Le compagnon de saint Nicolas dans la tradition de l’Est et de la Belgique, chargé de punir les enfants pas sages. À Metz, une légende le rattache au siège de 1552. Rien n’oblige à l’inviter chez soi : l’histoire de Nicolas parle d’un don gratuit, pas d’une récompense.
Comment dire à son enfant que le Père Noël n’existe pas ?
Quand il pose la question sérieusement, il mérite une réponse vraie. On peut alors lui dire que les cadeaux viennent de ceux qui l’aiment, qui donnent en secret comme saint Nicolas, et que saint Nicolas, lui, a vraiment vécu. Ensuite, lui proposer de devenir à son tour un donneur secret pour les plus jeunes.
Sources
Repères : [H] — Écriture, document, fait attesté · [T] — tradition, légende, coutume · [N] — enseignement de l’Église · [D] — étude, données.
- HCatholic Encyclopedia : St. Nicholas of Myra (newadvent.org, texte de 1911)
- NMartyrologe romain (2004), 6 décembre : saint Nicolas, évêque de Myre (texte ouvert via Magisterium AI)
- TVatican News : St. Nicholas of Bari, Bishop of Myra (saint du jour, 6 décembre)
- HEncyclopædia Universalis : Nicolas (saint), IVe s. env. (343 d’après la Légende dorée)
- HSt. Nicholas Center : Was St. Nicholas a Real Person? (sources anciennes, listes de Nicée)
- HWikipedia (EN) : Saint Nicholas (Eustrate, Vie de Michel l’Archimandrite, Athanase et Eusèbe, gifle au XIVe siècle, A. C. English)
- TMinistère de la Culture, inventaire du patrimoine culturel immatériel : Les fêtes de Saint-Nicolas à Nancy
- HPlateforme POP (Ministère de la Culture) : bras-reliquaire de saint Nicolas, basilique de Saint-Nicolas-de-Port
- TVille de Nancy : La légende de saint Nicolas (dossier pour les scolaires, 2018)
- TAtout France : dossier de presse Saint-Nicolas en Lorraine (2015) : relique, procession, Père Fouettard
- TFestival en France : Procession de la Saint-Nicolas, Saint-Nicolas-de-Port (date 2026)
- TParis Match Belgique : Comment la Saint-Nicolas est-elle célébrée à l’étranger ? (6 décembre 2021)
- TRépublique et canton de Neuchâtel : La fête de saint Nicolas
- TSt. Nicholas Center : Three Impoverished Maidens (la légende de la dot)
- HAcademy of American Poets : A Visit from St. Nicholas (1823), texte et histoire de la publication
- HAFP via macommune.info : Il y a 70 ans, le clergé brûlait le Père Noël à Dijon
- NAleteia / Edifa (Christine Ponsard) : Faut-il faire croire aux enfants que le Père Noël existe ? (2019, mis à jour 2022)
- NCatéchisme de l’Église catholique, n° 2692 (vatican.va)
- HAELF : Évangile selon saint Matthieu, chapitre 6 (traduction liturgique)
- HAELF : messe du dimanche 6 décembre 2026 (2e dimanche de l’Avent)